Wade à l'ouverture de la Biennale des arts de Dakar

Wade à l'ouverture de la Biennale des arts de Dakar
Le culturel et le politique sont en phase au Sénégal. Le président Wade l'a si bien compris. C'est dans cette dynamique qu'il a tenu hier, à l'occasion de l'ouverture de la 8ème édition de la Biennale de l'Art Africain Contemporain de Dakar, à inviter les artistes et acteurs culturels à continuer d'être des interfaces du gouvernement auprès des populations.
Selon le président Wade, l'art est un puissant médium. Il est toujours à mesure de nommer les maux, de les identifier et de les rendre sensible à tous. L'art a aussi le caractère d'être une lumière qui éclaire. C'est à cet effet que le chef de l'Etat a indiqué : « en politique, nos messages vont plus loin lorsqu'ils sont relayés par les hommes de culture ». Il soutient ainsi que la création artistique est le meilleur baromètre des potentialités créatrices d'une société. « L'art assure son meilleur statut de trait d'union entre les hommes et les peuples » indique-t-il. Et le professeur Maguèye Kassé, commissaire général de la Biennale de faire comprendre cependant que « l'art comme facteur de communication est le chemin qui conduit l'humain vers son semblable ». Toutefois, le président Wade a saisi l'opportunité pour lancer un appel à une prise de conscience sur l'élaboration et le déroulement des échanges culturels mondiaux. Pour lui, la diversité culturelle doit être un levier privilégié pour un échange fécond et un enrichissement mutuel des peuples. « Il s'agit d'impulser et d'entretenir un modèle fécond et durable de coopération basé sur l'exemplarité, la fidélité, la vitalité et la constance, gages de paix pour l'humanité » signale le président. Il a relevé en fait que le développement du secteur culturel et le dynamisme de ses acteurs en Afrique confortent dans la volonté de réaliser des infrastructures adaptées à la formation, la création, la diffusion et la conservation dans ce domaine. C'est tout le sens, estime-t-il, qu'il faut donner à son projet « Parc culturel » en phase de réalisation et qui permettra aux artistes de l'Afrique et du monde d'y exposer leurs ½uvres. Par ailleurs, Me Wade s'est réjoui de la bonne tenue de la Biennale de cette année qui, selon lui, a battu le record de représentativité internationale avec la présence de plusieurs pays amis du Sénégal. À son avis, la Biennale reste un élément important d'un vaste programme culturel. Selon le chef de l'Etat, l'édition 2008 de la Biennale d'Art africain contemporain de Dakar sera une étape dans la préparation du Festival mondial des Arts Nègres qui réunira la communauté intellectuelle et artistique d'Afrique du 1er au 21 décembre 2009. Il informe cependant que ce festival permettra à l'Afrique de relever le défi des enjeux à l'échelle de la planète et de gagner le pari du futur africain. Représentant du secrétaire général de la Francophonie, Rémy Sagna n'a pas manqué de noter que : « si les pays du Sud veulent véritablement bénéficier des retombées des échanges des biens et services culturels sur leurs économies, il est indispensable qu'ils s'engagent dans la mise en ½uvre de politiques publiques de soutien à la production et à la diffusion des produits culturels. Cela, tant en veillant à leur protection et la défense des valeurs qu'ils portent ».
Mathieu BACALY

# Posted on Wednesday, 21 May 2008 at 8:08 AM

Le Financial Times soutient Barack Obama

Le Financial Times soutient Barack Obama
Barack Obama récolte un soutien prestigieux de plus. Le quotidien économique britannique Financial Times a appelé lundi dans un éditorial les membres du parti démocrate des Etats-Unis, à s'unir derrière le sénateur de l'Illinois et à agir rapidement pour le désigner candidat officiel du parti de l'Ane à l'issue des primaires en Pennsylvanie de mardi. «Non seulement l'avance de Barack Obama en nombre de délégués est imprenable mais de fait il est le meilleur candidat », avance le journal.

Les différences politiques entre le politicien de Chicago et sa rivale démocrate Hillary Clinton «paraissent petites et en réalité sont encore plus minces», argue le FT. «Il y a plutôt une différence de caractère, de tempérament et ... d'identité», estime-t-il, soulignant que «Barack Obama a mené une brillante campagne, déstabilisant sa concurrente, récoltant plus d'argent et ralliant les indécis démocrates, tout autant que ceux dans le pays tout entier». Louant ses talents d'orateur, qui lui permettent de «subjuguer des stades entiers», le Financial Times remarque aussi que sur le fond, le sénateur de l'Illinois fait preuve de qualités tout aussi fondamentales comme la recherche du consensus, un calme à toute épreuve et une cohérence dans les idées, qui «ont affirmé l'authenticité de son caractère».


«Le fiasco de la campagne» d'Hillary Clinton

Des atouts qui font défaut à l'ancienne première dame. Le Financial Times juge sévèrement «le fiasco de sa campagne», «victime de trop d'ajustements et manquant de direction». «L'équipe d'Hillary Clinton n'a fait aucun plan pour un combat de longue haleine, est arrivée à court d'argent et a dû se réorganiser en cours de route», rappelle le quotidien qui juge que cette improvisation particulièrement inquiétante pour une candidate qui met en valeur ses qualités de management. Le FT dénonce aussi les «conseillers hyperactifs» de la sénatrice de New York, «qui lui ont fait revêtir une nouvelle personnalité chaque jour» et «qui lui ont suggéré de faire intervenir Bill Clinton de sa campagne avant de l'en écarter».

A la veille de primaires cruciales en Pennsylvanie, l'influent quotidien économique loue les qualités et la campagne de celui qu'il estime être «le meilleur candidat».

Le journal s'attaque également à son style, jugeant son éloquence «prosaïque et terre-à-terre lorsqu'elle n'est pas tout simplement irritante». Autre obstacle insurmontable à l'investiture d'Hillary Clinton dont la cote d'impopularité ne cesse de monter, le profond rejet qu'elle inspire à ses opposants. «Le fait que son destin politique n'ait pas été scellé depuis des semaines est un signe de sa ténacité et de la loyauté qu'elle suscite dans son parti», note le quotidien, qui reconnait toutefois à son favori quelques travers.

Mais même s'il regrette la proximité de Barack Obama avec le pasteur démagogue Jeremiah Wright et ses remarques condescendantes sur «l'Américain moyen accroché à la religion et aux armes», le Financial Times souligne que les Etats-Unis ont besoin d'inspiration. «Élire pour la première fois une femme président devrait être grandiose mais pas avec une candidate qui traîne un bagage dynastique aussi lourd, qui a le don de dresser contre elle les indécis et qui affronte ce candidat. Le parti démocrate a attendu affreusement longtemps un politicien comme Barack Obama», conclut le journal. Pour se consoler, Hillary Cllnton pourra elle se prévaloir du soutien que lui avait accordé mi janvier le New York Times, qui avait salué son expérience acquise au Sénat et la force de son intellect.

lefigaro.fr avec AFP et le Financial Time

# Posted on Monday, 21 April 2008 at 7:57 AM

« L'or africain ne brille pas pour les Africains »

« L’or africain ne brille pas pour les Africains »
MOUSTAPHA BELKHAYAT, PRESIDENT DU FONDS MANSA MOUSSA


L'Afrique possède énormément d'or. Cependant, il n'est pas exploité par les africains. Pour Moustapha Belkhayat, « il ne brille pas pour les Africains ». Gérant sur les marchés internationaux des fonds d'investissement, Monsieur Belkhayat soutient qu'il serait important que « les compétences africaines se réunissent pour étudier comment exploiter l'or africain tout en restant les propriétaires de nos mines ».

Vous avez lancé un fonds d'investissement de plus de 200 millions de Dollars depuis quelques années. Pouvez-vous revenir sur les raisons du lancement de ce fonds ?

Je suis gérant sur les marchés internationaux des fonds d'investissement « halal » qui est islamique qui permet à l'Afrique de se développer et surtout d'exporter les ressources minières. C'est quand même inédit car en Afrique ce sont les multinationales qui viennent avec leurs gros sous et exploitent ces ressources. Finalement on ne voit pas tellement les revenus. Donc on n'a lancé ce fonds islamique d'une part pour faire profiter les africains de leurs matières premières et d'autre part que cette exploitation des matières premières soit faite dans un esprit écologique. Il a été prouvé qu'on peut exploiter l'or sans utiliser les produits chimiques. Il faut le souligner car aujourd'hui les grandes multinationales utilisent des produits chimiques pour extraire de l'or au détriment de l'environnement et de la population locale. Aujourd'hui, il a été prouvé qu'on peut utiliser uniquement l'eau pour extraire de l'or du sol africain. Enfin je veux rendre hommage au Sénégal parce que mon père a enseigné quinze ans ici. Moi je reviens au pays après avoir passé une enfance extraordinaire ici. J'ai envie de donner un message d'encouragement à la jeunesse sénégalaise en leur disant qu'aujourd'hui grâce à Internet tout est possible. Les marchés financiers aujourd'hui sont à la portée du jeune sénégalais qui est dans un cybercafé. Ils peuvent aller puiser de l'argent dans la rivière internationale du marché financier.

Avec votre présence aujourd'hui au Sénégal, est ce qu'on peut parler du retour de l'enfant prodige?
Je ne sais pas si je suis un enfant prodige ou pas. Ce que je sais, c'est que je suis un enfant reconnaissant parce qu'aujourd'hui j'arrive à piloter un fonds international et je suis parmi les meilleurs gérants. On n'arrive pas facilement à s'imposer dans ce milieu. Si je suis parvenu à atteindre ce niveau, je pense que c'est grâce à la culture sénégalaise. Au Sénégal, on nous apprend à voir les choses différemment. Il y a une élite sénégalaise dans la finance internationale qui sont à Chicago, à New-York, à Tokyo, à Genève et je pense que ce serait une bonne chose d'inviter ces enfants prodiges à venir dans leur pays pour s'asseoir et discuter de ce qu'on peut faire ensemble. Moi je suis prêt à travailler pour le retour de cette élite sénégalaise afin de trouver des solutions de récupération d'argent sur le marché financier international. C'est-à-dire en le gagnant carrément avec des compétences. Une élite pareille c'est comme une équipe de choc qu'on pourrait lancer et qui peut récupérer sur le marché financier international le budget du Sénégal.

Je reviens un peut sur le nom de votre fondation Mansa Moussa. L'histoire nous apprend que Mansa Moussa était cet empereur mandingue qui avait fait le fameux voyage à La Mecque en passant par le Caire avec de l'or. Qu'est ce qui explique le choix de ce nom ?

C'est la première fois en trois ans depuis que j'ai lancé ce fonds que quelqu'un me pose une question sur Mansa Moussa. Je rends hommage au premier roi de l'or africain. En lui rendant cet hommage, je suis sur que sa baraka va m'aider. Mon objectif est réellement le développement de l'Afrique. Aujourd'hui, nous avons énormément d'or en Afrique mais pour le moment, il n'est pas exploité par les africains. En d'autre terme, il ne brille pas pour les Africains. Il serait vraiment important que les compétences africaines se réunissent pour étudier comment on peut exploiter l'or africain tout en restant les propriétaires de nos mines. Aujourd'hui cet exemple de Mansa Moussa réussit parce que la mine malienne produit de l'or écologique et est à 100% dans les mains des africains. Je suis venu ici pour dire qu'il est possible d'exploiter les richesses africaines sans aller concéder à des multinationales.

Durant votre séjour à Dakar, vous avez certainement eu à rencontrer les autorités sénégalaises sur votre retour. Dans la région du Sénégal orientale, il y a les mines d'or de Sabodala. Etes-vous intéressés par ces mines ?

Ce matin (mercredi 12 mars) j'ai été réveillé par un coup de téléphone d'un sénégalais qui me dit qu'il a lu dans un journal que je parlais de la possibilité de lancer quelque chose dans l'or. Ce jeune sénégalais m'a dit, j'ai une possession d'or au Sénégal et j'aimerai vous rencontrer. C'est encourageant. Les entrepreneurs sénégalais veulent se lancer dans l'exploitation industrielle de l'or. Je ne suis pas encore en relation avec les autorités pour l'exploitation de l'or, mais je suis là pour ça. Je suis là pour présenter les possibilités de financement pour permettre au Sénégal de devenir un producteur d'or de manière industrielle.

Quelle est la situation du trafic orifaire en Afrique ?
Aujourd'hui, il a un fait qui est incontestable. C'est-à-dire l'or est en train de voler la vedette à l'or. C'est-à-dire l'or a cassé ses plus hauts historiques. Il est dans une zone où les gens se posent des questions à savoir jusqu'où ça peut aller. C'est très important parce que si l'or monte, il se passe quelque chose au niveau des banques centrales parce que l'or ce n'est pas un produit de spéculation. C'est un produit de placement. Il y a une grande différence. Et qui dit placement dit grandes banques centrales. Aujourd'hui dans les banques centrales, il y a de l'or, 65% de Dollars, près de 20% d'Euros, près de 20% dans les autres devises et très peu d'or. Mais les banques centrales européennes ont une moyenne de 30 à 40% d'or dans leurs réserves d'échanges. En Afrique, la moyenne est de 2%. Et dans les pays développé, je ne parle pas du Japon et du Canada qui n'ont rien comme or, l'or est vraiment un produit stratégique. Il va monter contre toutes les devises.

Depuis cinq années déjà, l'or est entré dans une tendance haussière continue à l'image du pétrole. Que faut-il faire pour protéger les économies ?
Je suis convaincu qu'investir dans les lingots d'or constitue le meilleur moyen de diversifier et garantir votre patrimoine. Le potentiel de hausse du roi des métaux est immense parce que les banques centrales ont commencé à augmenter le poids or dans leurs réserves de change. La demande globale augmente de jour en jour tandis que la production diminue d'année en année. En 2000, nous avions annoncé à nos abonnés la future hausse de l'or de 280 à 750 dollars US sur les 7 années suivantes. Le marché nous a donné raison. Au mois de février 2008, nos analyses nous indiquent que le prix de l'or se prépare de manière inéluctable à casser la barre des 2500 USD sur les 7 prochaines années. Nous avons développé un système propriétaire de trading sur l'or qui nous permet de tirer profit du décalage de cotation entre les marchés de Tokyo, Dubai, Londres et New York. Nous sommes gérants du fonds Mansa Moussa Gold de 1,254 milliard de dollars US Fund avec un total d'actifs. La performance moyenne réalisée depuis le lancement du fonds en avril 2005 est supérieure à 4% par mois.

Propos recueillis par Talibouyé AÏDARA








# Posted on Monday, 21 April 2008 at 7:29 AM

SYMPHONIE DE LA MODE AFRICAINE A DAKAR

SYMPHONIE DE LA MODE AFRICAINE A DAKAR
SIRA VISION 2008

Le défilé international de mode africaine organisé par la styliste sénégalaise Collé Ardo Sow et dédié par le président Wade au monde des arts et de la culture a brillé de mille feux ce week-end sur la Place du Souvenir . Me Wade qui présidait la soirée en compagnie de son épouse Viviane Wade, a hautement apprécié les créations de nos stylistes. Il leur a promis son soutien, en commençant par l'attribution d'un espace sur le même site, réservé à la construction d'une boutique internationale de la mode africaine .

La crème de la mode africaine s'est donnée rendez-vous samedi à Dakar, à la Place du Souvenir pour la 4ème édition de « Sira Vision ». Sous l'impulsion de la styliste Collé Sow Ardo, initiatrice de l'événement, coupes traditionnelles et modernes se sont merveilleusement côtoyées sur le podium devant un public conquis. En ouverture à la soirée de défilé de mode de la 4ème édition de « Sira Vision », il y a eu une minute de silence à la mémoire de l'ex-Top model Katoucha Niane décédée à Paris.

La soirée s'est déroulée sous la présidence du président de la République Abdoulaye Wade et de son épouse Mme Viviane Wade, mais aussi des membres du gouvernement. Au moment de recueillement succède une plage plus joyeuse avec la présentation de la collection du styliste nigérien Alpha Di. En bon prince du désert, rien de plus indiqué que de sublimer la femme du Sahel avec des tonalités orientales.

Tuniques, bustiers, jupes aux fentes latérales montant à la lisière des cuisses et des teintes noir et blanc suscitent les vivats d'une assistance admirative.

Dans la même lancée, suivent les tenues de la styliste Angélique Diédhiou du Sénégal. Dans une parfaite alchimie des matières -pagne tissé, bogolan, soie- rehaussée par une harmonie des couleurs (noir, blanc, beige), la collection « surfe » entre la tradition et la modernité. Le tout dans une grâce féline. Le moment fort attendu pour toute femme arrive, c'est la robe de la mariée rayonnante dans un blanc immaculé avec un regard pétillant de bonheur.

Jouant sur une tendance plutôt traditionnelle, la Togolaise Bamoundi tente de convaincre le public avec ses modèles en « wax » aux motifs imprimés. Jupes taille basse ou évasées se disputent une originalité qui s'est bonifiée avec le temps.

La cadence sera quelque peu malmenée par la jeune génération avec Cheikha du Sénégal.

Avec sa marque « siggil » (en wolof « relève-toi »), le jeune créateur essaie de rendre le « jean denim » universel. Les robes avec capuche, à la mode urbaine ou d'inspiration flamenco, les pantalons et autres accessoires comme les sacs, semblent défier le temps avec un brin d'espièglerie. C'est sur cet élan que se fera l'entrée de la collection de Claire Kane.

L'allure se veut à la fois urbaine et sportive. Chic et décontracté sous le sceau de la pudeur et de la modernité. A la suite de cette escapade plutôt rajeunissante, place à un peu de sagesse avec les boubous de la Sénégalaise Fatou Mor. Le Bazin, la soie sont finement ciselés dans une broderie qui tutoie la haute couture. C'est sous ce chapitre de la diversité culturelle que le créateur ivoirien Gilles Touré invite les Africains à visiter l'Ecosse. Béret rouge vissé sur la tête, chemises blanches sur des jupes en carreaux (rouge et noir) cintrées ont fini de séduire le public sur des salves d'applaudissements nourris. Outre ces tableaux, la 4ème édition de « Sira Vision » a permis de découvrir les dernières trouvailles de Pathé'O (Côte d'Ivoire), Michael Kra (Côte d'Ivoire), Jean Doucet (France) ou encore Louise Turpin (Sénégal).

Le bouquet final de cette cuvée 2008 sera la présentation des derniers modèles de la reine du pagne tissé, maîtresse d'½uvre de la soirée : Collé Sow Ardo. Au relent du dernier Sommet de la conférence islamique qui s'est récemment tenue à Dakar. Sur des courbes asymétriques, aux finitions épurées, les tuniques pour hommes ou femmes, sur des pantalons se pavanent allègrement sur le podium au côté des boubous traditionnels tantôt en vert et blanc ou sur des tons légèrement ambrés. Et c'est une Collé Sow Ardo aux anges qui sera portée en triomphe par une assistance séduite.


El Hadji Massiga FAYE

# Posted on Wednesday, 02 April 2008 at 9:54 AM

L'oeuvre du Sceau des Envoyés sera toujours contée

L'oeuvre du Sceau des Envoyés sera toujours contée
MAOULOUD OU NAISSANCE DE MOUHAMAD (PSL)


Abou Ibrahim Mouhamad ibn Abd Allah ibn al-Mouttalib ibn Hachim, ou Mouhamad, «le Louangé» ou «celui qui est digne de louanges» est né vers 570 à la Mecque. Fils d'Abd Allah et d'Amina, Mohamad est orphelin de père trois mois avant sa naissance et total à l'âge de six ans. En outre, il n'a pas connu son père et ignore ce qu'est l'amour parentale. Homme remarquable, issu d'une communauté en marge des grandes sociétés de l'époque, il a su faire une synthèse idéologique capable de s'imposer de l'Atlantique au Pacifique. Il s'est éteint en 632 à Médine laissant derrière lui une communauté musulmane forte et unie.

Par Talibouya AÏDARA



La Mecque, capitale du Hedjaz est un carrefour commercial d'une importance capitale. Elle se situe non seulement entre le Yémen sur l'océan Indien et la Syrie sur la Méditerranée, mais aussi entre l'Arabie et l'Abyssinie chrétienne qui est l'actuelle Ethiopie. Cet emplacement fait de La Mecque une grande étape caravanière. La particularité de ses populations est faite par la présence de tribus qui élèvent des chameaux pour le transport des hommes et des marchandises. Cette région forme la marge de l'influence des deux puissances du moment sur le plan politique. Il s'agit de Byzance la chrétienne (Turquie), et la Perse sassanide (Iran, Irak). Cette dernière pratique la religion manichéenne de Zarathoustra. La proximité du Sinaï de Moussa et de Jérusalem de Issa ibn Mariam se concrétise par la présence, en Arabie, de chrétiens nestoriens ou coptes et de tribus juives. Les éleveurs arabes, quant à eux, pratiquent une sorte de polythéisme à base tribale. L'un de leurs sanctuaires les plus réputés se trouve précisément à La Mecque (la Kaaba). Il y a donc place, dans ce contexte, pour un message monothéiste, qui serait spécifiquement adressé aux populations de culture arabe. Cependant, vers 570 après Jésus Christ naquît à La Mecque, Mohamed (Psl) qui sera le Sceau des envoyés et mettra fin au polythéisme dans l'Arabie. La vie de cet homme avant d'être prohète mérite d'être contée.

570 ou la naissance du Sceau des Envoyés

Selon la sira (biographie traditionnelle du Prophète), Muhammad, est né dans la région occidentale de l'Arabie, plus précisément dans le Hedjaj vers 570 après J.-C à La Mecque. Il est du clan des Bani Hachem qui appartient à la puissante tribu des Quraychites. Son père s'appelle Abd Allah et sa mère Amina. Il a a perdu son père trois mois avant sa naissance. Sa mère, Amina, se trouvant dans une situation précaire, l'enfant qui deviendra le Sceau des envoyés est mis en nourrice dans une tribu bédouine. Il sera confié à Halima Sadiya chez qui il demeura jusqu'à l'âge de six ans. Sa mère meurt peu de temps après l'avoir récupéré. Le jeune orphelin est élevé par son grand-père paternel et chef de clan, Abd al-Muttalib, puis, à la mort de celui-ci, par son oncle, Abu Talib. Ce dernier qui est devenu chef du clan des Hachem est un riche marchand. Il emmène souvent Mohamed avec lui lors de ses voyages à travers le désert et lui fait découvrir la Syrie. Pour gagner sa vie, Mohamed, deviendra caravanier et entrera ainsi au service de la riche commerçante Khadidja. Elle est veuve et possède les caravanes les plus importantes de La Mecque. Plus âgée que Mohamad d'une quinzaine d'année, elle deviendra en 595 son épouse. De cette union naîtront plusieurs enfants. Seules ses quatre filles, Zaïnab, Rokyatou, Oumoul Kelsoum et Fatima survivront. La dernière sera mariée à Ali, le cousin adoptif du prophéte et sera la mère de Hassan et de Hussein. Toute la descendance prophétique, proviendra de cette union familiale. A l'âge de 65 ans, sa femme Khadidja s'éteint en 619. Mahomet épousera d'autres femmes après cette disparition de Khadija. Les événements de sa petite enfance auront sur sa destinée une importance capitale. Dans sa vie, il défend inlassablement les veuves et les orphelins et interdit le mariage entre deux personnes placées chez une même nourrice, comme si elles étaient frère et s½ur. Mohamad adopte un de ses esclaves, qu'il affranchit, et adopte également son cousin Ali, fils d'Abu Talib.

610 ou début de la mission prophétique

Mohamed (Psl) incarne la religion dans toutes ses dimensions. En lui on voyait le temporel et le spirituel. Il est aussi à la fois un homme politique et un homme de guerre. Mahomet avait coutume de se retirer régulièrement dans une grotte, non loin de La Mecque, sur le mont Hira, pour méditer et prier. C'est là qu'il reçut la première révélation, par l'entremise de l'archange Gabriel, vers l'an 610. L'un des parents de Khadidja, réputé hanifi, c'est-à-dire adepte du monothéisme originel hérité d'Abraham, reconnaît en Mohamed le prophète annoncé dans les traditions de Moussa et de Issa ibn Mariam. Mais des années passeront avant que Mohamed ne s'engage dans la prédication. Après le trouble causé par les premiers messages divins, Mahomet s'y habitua peu à peu et les répéta à son entourage. Il finit par les dicter à ses fidèles. Cette transcription des révélations formera par la suite le Saint Coran. A partir de ce moment, "l'annonce de la nature prophétique de sa mission et ses sermons sur la fin du monde, sur le Jugement dernier, sur l'unicité divine et sa transcendance absolue, sur la damnation des réprouvés et la rétribution des justes" rencontrent le scepticisme de ses concitoyens mecquois et l'hostilité des factions tribales dirigeantes. Malgré le soutien de Khadidja et de quelques proches, comme Abou Bakr, qui se convertissent à la nouvelle religion, et la protection de plusieurs membres de sa famille comme son oncle Abu Talib, Mohamed est de plus en plus menacé par les membres hostiles de sa propre tribu.

615 ou l'Islam chez les coptes d'Abyssinie

Il confessait la foi monothéiste d'Ibrahim son grand père et prêche aux tribus arabes polythéistes une conversion à un Dieu unique, Allah. Cependant, il fera face à une opposition violente des dignitaires de La Mecque. En 615, il conseilla à certains de ses compagnons de traverser la mer Rouge pour trouver refuge en Abyssinie actuel Ethiopie chez les chrétiens coptes. Ils sont conduits par Djaafar, le frère d'Ali. En 619, sa femme Khadidja, âgée de 65 ans, et son oncle Abu Talib à près de 90 ans meurent. La disparition de son oncle le prive de tout soutien dans le clan des Hachim. Abu Lahab, très hostile au prophète de Dieu, succède à son frère Abu Talib. Une situation qui oblige le parfait des humains à s'éloigner de La Mecque. Il conclut un pacte avec des partisans qui l'accueillent à Yathrib, la future Médine, ville oasis du Nord. Le 15 juillet 622 du calendier grégorien, il se réfugie à Médine. Cette date appelée hégire ou « hidjra » en arabe marque le début du calendrier musulman. La période antérieure est globalement qualifiée de «temps de la fureur».

622 ou l'hégire

Les fidèles quittent peu à peu La Mecque pour rejoindre le Prophète. Yathrib devient alors Médine qui signifie cité en arabe. L'alliance entre les "Muhadjirun", émigrés mecquois, et les "Ansar", partisans médinois, sans compter la présence de communautés juives, place Mohamed (Psl) à la tête d'une ville qui a besoin d'institutions et de défense contre les ennemis de la Mecque. De nombreuses révélations coraniques de cette époque prendront un tour plus organisationnel, tant au niveau du contenu religieux que social et politique. La collecte de l'impôt religieux ou zakat est obligatoire et le partage réglementé du butin de guerre formeront les bases des finances publiques de la cité-Etat. Le statut des femmes, la réglementation du mariage et de l'héritage conditionneront une partie du fonctionnement de la communauté de Médine. Mahomet se livra ensuite à guerre sainte appelée "djihad". Ses disciples utilisèrent la force de l'épée pour étendre leur empire et faire entendre les messages de l'Envoyé de Dieu dans tout le Proche-Orient, en Afrique du Nord et jusqu'en Espagne.

630 ou la destruction des 313 idoles de la Kaaba

La victoire de Badr en 624, contre des marchands quraychiites de La Mecque pose les premiers jalons de la guerre sainte envers les infidèles qui ne connaissent que des razzias. Face à une supériorité numérque, les musulmans triomphent devant les 10 000 hommes d'Abu Lahab. Cependant, ils connaîtront leur première défaite en 625 lors de la bataille d'Uhud. Ainsi, la nouvelle religion, reprenant et synthétisant l'ensemble de la tradition monothéiste héritée d'Abraham, se voulait unitaire. En 627, la bataille dite du «Fossé» a lieu aux portes mêmes de Médine. Elle révèle l'impossibilité pour les Mecquois d'atteindre leur cible. En 630, le Prophète reconquit sa ville natale, La Mecque sans effusion de sang. Après la destruction des 313 idoles, le sanctuaire de la Kaaba est récupéré et voué au culte musulman. Les conversions se multiplient et les expéditions militaires dépassent le Hedjaz. Le pèlerinage païen annuel à La Mecque est réformé et, en 632, Mahomet accomplit le pèlerinage dit de l'adieu.

632 ou la disparition de Mohamed (Psl)

Deux mois après ce voyage triomphal, le Messager de Dieu s'éteint à Médine, où il est enterré à lâge de 63 ans. L'action de Mahomet fonde l'idéal du dirigeant islamique, en charge du temporel et du spirituel, et dont l'action politique tend vers la réalisation du dessein divin au sein de la société. Médine est devenue le deuxième lieu saint de l'islam; sa mosquée, qui abrite le mausolée du Prophète, est un passage presque obligé pour les musulmans, lors du pèlerinage annuel à La Mecque. Le Prophète n'avait pas prévu sa succession à la tête de la communauté musulmane. N'ayant pas eu de fils qui soit resté en vie et qui aurait pu continuer sa mission, le choix se porta à l'intérieur des compagnons et de parents proches. Parmi les prétendants possibles, il y avait Ali, son cousin et gendre; Abou Bakr, le premier à avoir cru à la mission de Mohamed et père d'Aïcha; Omar ibn Hatab. Ces derniers étaient mecquois, mais il y avait aussi des prétendants médinois. Ainsi, Abou Bakr devient le premier "Calif" après le Prophète.

632 ou le début du règne des califs

Entre 632 et 634, Aboucar dirigea la ouma islamique. Il sera succédé par Omar ibn Hatab en 634 avant de s'éteindre en 644. Othman prend le relais en 644 jusqu'en 656. C'est le cousin du prophète Ali qui va fermer la porte des califs de la Ouma islamique entre 656 et 661. Ces quatre califes sont dits les «Bien-Dirigés», car après eux les différentes branches familiales s'opposèrent pour la conquête du pouvoir politique et religieux. Mahomet et l'islam. A la mort du Prophète, après vingt ans de révélations coraniques et d'actions politico-religieuses, et malgré ses divisions internes, la communauté musulmane est en voie de constitution, avec ses croyances, son culte, ses règles de vie, ses types de pouvoir (califat sunnite et imamat chiite). L'unification sera parachevée par l'islam. Cette communauté s'étend vers l' Egypte à l'ouest, la Perse à l'est. Face au monde chrétien byzantin et aux communautés juives, le «vide» arabe se comble peu à peu, religieusement et politiquement, grâce au Messager d'Allah rassoul Allah. En effet, les Arabes furent le dernier peuple du monde méditerranéen ancien à embrasser le monothéisme. C'est sans doute pour cela que Mahomet s'est considéré comme le dernier des prophètes, le «sceau des prophètes», de la tradition héritée d'Abraham.




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# Posted on Friday, 21 March 2008 at 12:57 PM