A NEUF MOIS DU 3EME FESMAN

A NEUF MOIS DU 3EME FESMAN


Les organisateurs font le point

Dakar abrite depuis hier une réunion de trois jours organisée en prélude du 3e Festival mondial des arts négres (Fesman). Cette rencontre est une occasion pour faire le point à neuf mois de la rencontre.

Dakar capitale de culture universelle. Hommes et femmes se sont donnés rendez-vous dans la capitale sénégalaise. Trois jours pour échanger sur les voies et moyens pour une bonne réussite du 3e Festival mondial des arts négres (Fesman). Une occasion pour le Coordonnateur, Alioune Badara Beye de rassurer le Chef de l'Etat et les autres participants. "Nous allons relever le défis de l'organisation et de la mobilisation" a-t-il révélé. L'objectif est de finaliser et d'adopter les schémas scientifiques et organisationels ainsi que de confirmer les dates du projet. Ce qui permettra désormais à la Coordination générale du 3ème Fesman d'aborder la phase active de la mise en place des programmes. Sur la dernière ligne droite de ce 3e Fesman, Alioune Badara Beye soutient que la préparation suit son cours avec beaucoup d'évolution. Les experts et hommes de cultures doivent débattre de deux thèmes: "La problématique de la résistance en Afrique et l'Apport du peuple noir à la science et à la technologie". Présidant la rencontre, le Chef de l'Etat du Sénégal a d'abord fait observer une minute de silence en la mémoire du Président Nino Vieira assassiné avant de magnifier le travail abattu par le monde noir. En ce qui concerne le Sénégal, Me Wade a informé qu'il y a 150 à 200 inventions qu'il ignorait. "C'est mon ministre de l'Industrie de l'époque, Landing Savané qui m'a informé de tout ça" dira-t-il avant d'ajouter "mais elles doivent être brevetées. Il faut que les gens les protégent". Ailleurs, mais toujours dans le cadre de la civilisation noire, le Président Wade a lancé un appel à ses frères. "Aujourd'hui, nous devons nous mettre dans une position de chercheurs et non d'adversaires. Après nous pourrons voir ce que notre peuple a apporté à la civilisation" a-t-il lancé. C'est dans cette mouvance qu'il a décidé de livrer les deux panthéons de la Place du Souvenir au Fesman. Toujours selon lui, "c'est à vous de travailler pour les meubler. Nous ne voulons pas d'histoire inventée, mais seulement rétablir la vérité. Il faut s'appuyer sur son histoire pour aller de l'avant. Nous voulons vaincre les forces de l'obscurantisme, de falsification de l'histoire pour que tout le monde comprenne que nous étions toujours là." Pour Me Wade, "la meilleure voie pour y parvenir n'est autre que l'Unité africaine. C'est le travail de tout le monde. Nous attendons tout de la créativité de nos peuples pour arriver à l'unité. L'heure de la vérité est arrivée. Les Etats Unis d'Afrique: yes we can do it". Dans le premier panthéon sera inscrit la liste exhaustive des héros qui ont défendu l'Afrique. Il s'agit des Africains qui se sont distingués par la défense des intérêts de l'Homme noir. Le second est réservé aux hommes de culture.

Cheikh Talibouya AÏDARA
Paru dans Le Matin du 3 mars 2009
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# Posté le mardi 03 mars 2009 13:41

INSECURITE A LA FRONTIERE SENEGAL-GUINEE BISSAU

INSECURITE A LA FRONTIERE SENEGAL-GUINEE BISSAU



Quel interlocuteur pour le Sénégal ?

Pour une première fois, Nino Vieira est parti rendre visite à son Chef d'Etat major dans son bureau. C'était dans la journée du dimanche. Simple coïncidence ou un coup préparé, quelques heures plus tard, un attentat à l'explosif tue Tagma Na Waï. Le lendemain, à 5h du matin, le Président est abattu par un commando. Avec ce double meurtre, le Sénégal perd ses deux interlocuteurs directs en Guinée Bissau.


Le Président Joao Bernardo Vieira et le chef de l'Etat-major des forces armées Tagmé Na Waï assassinés. Les choses se compliquent pour Me Wade en Guinée-Bissau. En effet, ces deux hommes, malgré leur rivalité, restent les interlocuteurs directs du Sénégal. Le défunt Président n'avait pas caché sa volonté d'accompagner le Président Wade dans son projet de pacification de la Casamance. Lors d'une audience accordée à la Coalition des différentes factions armées du Mfdc dans la matinée du 14 août 2007, Nino Vieira était clair : « La Guinée Bissau ne sera plus une base arrière pour une quelque rébellion. Dix ans de guerre de libération et deux de guerre civile ont tué notre pays. » Il y avait un vrai travail de synergie entre le président Bissau guinéen et son homologue sénégalais. En d'autre terme, Nino Vieira était un homme d'une importance capitale pour le Sénégal. D'après le président du Parti de l'unité nationale (Pun), Idrissa Diallo interrogé par Rfi, « c'était un acteur majeur pour le pays qui a connu une histoire tragique». Avec la mort de Nino, c'est tout un pan de l'histoire de la Guinée Bissau qui s'est écroulé. Surnommé "Nino" le petit, il était le personnage clé de l'histoire politique bissau-guinéenne. C'était à la fois un fin politique et un homme doté d'un courage physique que ses adversaires lui ont toujours reconnu. Entré au Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) d'Amilcar Cabral en 1962, il devient rapidement incontournable. Quelques années plus tard, il s'impose comme leader de l'aile militaire. En 1974, c'est lui qui avait proclamé l'indépendance de son pays après dix ans de guerre de libération. Six ans plus tard, c'est-à-dire en 1981, il renverse le président Luis Cabral et accède à la magistrature suprême avant d'être renversé en mai 1999 par une junte dirigée par le défunt ex-chef d'état major Ansoumana Mané. Nino quitte son Bissau natal pour Conakry avant de rallier le Portugal. Six ans après, c'est-à-dire en 2005, il fait encore un retour triomphal. Il remporte l'élection présidentielle contre Malan Becaye Sanha avec bien sur le soutien du Sénégal. Malgré cet appui du Président Abdoulaye Wade, Nino Vieira était politiquement isolé. Il avait perdu l'essentiel de ses appuis politiques au sein du Parti africain pour l'indépendance de Guinée et du Cap Vert (Paigc). Conséquence ? Contre lui, une grande partie des officiers de l'armée. La cohabitation n'était pas du facile entre lui et la hiérarchie militaire proche de Koumba Yalla. Le Chef d'Etat major en l'occurrence restait l'homme fort du pays.

Wade-Nino et Tagma Na Waï
Malgré les relations tendues entre lui et le Président Vieira, Tagma Na Waï avait le soutient du Chef de l'Etat du Sénégal qu'il appelait « Papa ». Grâce à Me Wade, Tagma Na Waï avait accepté d'apporter sa protection à Nino qui s'était engagé comme lui à combattre le Mfdc en Guinée Bissau. En d'autre terme, le défunt Chef d'état major de l'armée n'avait ménagé aucun effort pour suivre l'aile combattante du Mfdc jusque dans son dernier retranchement. L'objectif pour lui était de faire de la Guinée-Bissau un havre de paix. Et au-delà contribuer à affaiblir le Mfdc en détruisant leurs bases arrires dans son pays. Mais sa querelle avec le Chef de l'Etat était trop latente. En novembre dernier des soldats avaient tiré sur la résidence du président qui avait attendu en vain l'aide de l'armée, et en janvier Tagmé Na Waï accusait, à son tour, la milice proche du président d'avoir voulu l'assassiner. Entre 2005 et 2008, l'ingérence de l'armée dans les affaires de l'Etat était totale. Ainsi, le défunt Chef d'Etat Major de l'armé avait exigé et obtenu le relèvement de la garde rapprochée du Premier ministre, limogeage du commandant des gardes frontières, du commissaire principal de la Police et du ministre de l'Intérieur. En d'autre terme, les politiques sont pris en otage par les anciens combattants « non instruits » qui avaient fait la guerre de libération entre 1963 et 1974. A chaque fois que les politiques prennent des décisions pour venir à bout de la crise qui gangrène le pays, les officiers de l'armée s'opposent. Tout politicien qui prend des initiatives pour lutter contre les narcotrafiquants et l'insécurité devient l'ennemie à abattre. L'ancien ministre de l'Intérieur Baciro Dabo ne dira pas le contraire. Proche du Président Joao Bernado Vieira, M. Dabo était nommé à la tête de ce Ministère en avril 2007. Mais Tagma Na Waï a exigé son limogeage. Il sera remplacé en novembre de la même année par un proche de l'ex-Président, Koumba Yalla. Ce mal entendu entre ces deux hommes qui étaient à côté d'Amilcar Cabral lors de la guerre de libération, s'est soldé par une fin tragique. En attendant la fin des sept jours de deuils nationale et le rapport de la Commission d'enquête, le Sénégal cherchent de nouveaux interlocuteurs. L'objectif est d'éviter le retour en force du Mfdc en Guinée Bissau.

Cheikh Talibouya AÏDARA
Paru dans Le Matin du 3 mars 2009
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# Posté le mardi 03 mars 2009 13:33

ASSASSINAT DU PRESIDENT NINO ET DU GENERAL TAGME NA WAI

ASSASSINAT DU PRESIDENT NINO ET DU GENERAL TAGME NA WAI


Bissau replonge dans l'insécurité

Après avoir déjoué deux coups d'état en août et novembre 2008, le Président Joao Bernardo Nino Vieira est finalement tombé sous les balles d'un commando. Mais pas seul. Sa mort a été précédée par celle du Chef d'état major de l'armée, le général Tagmé Na Waié. Ces assassinats ont été condamnés par la communauté internationale. Mais pour l'heure, l'armée assure qu'elle respectera l'ordre constitutionnel et la démocratie.

Bissau retient souffle. Le président Joao Bernardo Nino Vieira est tombé sous les balles d'un commando d'hommes armées hier, vers 5 heures du matin. Avant lui, le général Batista Tagmé Na Waï a succombé à des blessures suite à un attentat à la bombe. Ces deux meurtres sont séparés par quelques heures. Le chef d'état-major, Tagmé Na Waye, a été tué dans sa caserne dimanche lors d'un attentat à la bombe. D'après des sources, c'est cet attentat qui a entraîné une opération de représailles de la part de ses partisans. D'après une source proche du défunt président, « un groupe de fidèles du chef d'état major assassiné a quitté dans la nuit la caserne de Mansoa ( 60 km au nord) pour venir à Bissau. Et ce sont ces hommes qui ont encerclé le palais présidentiel avant d'abattre Nino». Il semblerait, selon Rfi, que « le président Vieira aurait voulu fuir son palais après la mort de son chef d'état-major mais il en aurait été empêché par un groupe de soldats. Il faut savoir que le général Tagme na Waye avait imposé des hommes à lui, au sein de la garde présidentielle. Toujours est-il que lundi matin, entre quatre et cinq heures, des tirs et des explosions ont retenti pendant plusieurs minutes dans l'enceinte du palais, puis on apprenait que le président Vieira avait été abattu d'une rafale de mitraillette. » Cet assassinat du Président a été condamné partout dans le monde.

Me Wade condamne « toute prise de pouvoir anticonstitutionnelle »

Au Méridien pour présider la rencontre du Fesman, le président Abdoulaye Wade a rendu un hommage à Nino. Bouleversé, il a d'abord demandé une minute de silence à la mémoire du défunt président avant de déclarer: « Je veux rendre hommage à Nino Vieira qui a été élu démocratiquement. Il n'a jamais voulu quitter son pays malgré les différents événements. Je profite de cette occasion pour condamner la violence et toute forme de prise de pouvoir anticonstitutionnelle. J'aurais l'occasion de revenir sur ça plus tard. » Les Etats-Unis d'Amérique informent suivre de près le développement de la situation dans ce petit pays de l'Afrique de l'Ouest. Par le biais de leur ambassade au Sénégal et en Guinée Bissau, le pays du Président Barack Obama condamne avec la dernière énergie « ces violences notées en Guinée-Bissau pendant le week-end avec les assassinats du Président Joao Bernardo « Nino » Vieira et du Chef d'Etat Major général des armées, le général Batista Tagmé Na Waï ». « Nous appelons au calme et invitons les autorités bissau-guinéennes au respect de l'état de droit et de l'ordre constitutionnel en place pour toute transmission du pouvoir ». Il poursuit « nous appelons au calme et invitons les autorités bissau-guinéennes au respect de l'état de droit et de l'ordre constitutionnel en place pour toute transmission du pouvoir. Nous continuons à suivre de près le développement de la situation dans le pays ». L'Union Africaine parle d' « acte criminel » et tient aujourd'hui un sommet extraordinaire sur la situation en Guinée Bissau. La déclaration a été faite par le Secrétaire général de l'UA, Jean Ping.

Mme Vieira attend le corps de Nino avant de venir à Dakar

En ce qui concerne la famille du défunt Président de la Guinée Bissau, Me Wade rassure. « Au moment où je vous parle, elle se trouve à l'Ambassade de l'Angola. Elle ne veut pas laisser derrière elle le corps de son mari. Elle sera au Sénégal» a-t-il lancé. En attendant la suite des événements, le calme est revenu à Bissau. Toute fois, il serait bon de noter que cette mort du président ouvre une nouvelle période d'incertitude à Bissau. Pour l'heure, l'armée assure qu'elle respectera l'ordre constitutionnel et la démocratie. Les généraux se sont réunis, hier, avec le premier ministre Carlos Gomes Junior. S'ils s'entendent pour préserver, comme ils le disent, les règles démocratiques, ce serait théoriquement le président du parlement Raimundo Pereira qui assurerait l'intérim au poste de président.

Cheikh Talibouya AÏDARA
Paru dans Le Matin du 3 mars 2009



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# Posté le mardi 03 mars 2009 13:31

MALGRE LA BAISSE DE SES ACTIONS

MALGRE LA BAISSE DE SES ACTIONS


Sonatel Sn reste la valeur phare de la Brvm

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (Brvm) de l'Uemoa n'a pas échappé à la vague de chute observée sur les différents marchés financiers internationaux. Malgré la baisse des actions de la Sonatel, le titre Sonatel Sn reste la valeur phare de Brvm.

Au terme de l'année 2008, les indices Brvm 10 et Brvm Composite affichent une baisse annuelle de 11,46%, à 192,08 points et 10,01%, à 178,17 points, respectivement. L'information est donnée par le 112 de La Lettre Mensuel de la Cgf Bourse. Elle soutient que « la BRVM a subi l'impact des moins values enregistrées, au second semestre 2008, par plusieurs valeurs. Les importants volumes échangés, corrélés au cours élevé sur la principale valeur de la Brvm qu'est la Sonatel, étaient soutenus par la spéculation boursière des fonds d'investissement étrangers. » La capitalisation boursière de l'ensemble des valeurs cotées régresse également de 10%, à 3 381 milliards de Fcfa contre 3 726 milliards de Fcfa en fin 2007. Celle des valeurs composant l'indice Brvm 10 s'établit à 2 588 milliards de Fcfa contre 2 893 milliards de Fcfa en fin 2007, soit un recul annuel de 10,55%. Cependant, en terme de volume d'échange, la Brvm a été plus dynamique qu'en 2007. En effet, 33,35 millions d'actions ont été transigées au courant de l'année 2008 contre 9,79 millions de titres en 2007, soit un volume multiplié par plus de deux fois (241%). Le secteur « Finances » totalise, de loin, le volume d'échange le plus important du marché avec 30 682 217 titres transigés, soit 92,01% des transactions annuelles du marché. Le secteur a été tiré par l'intense activité de l'action Etit dont 30 419 575 titres ont été négociés, soit 99,14% du volume sectoriel annuel.

Services publics, la Sonatel enregistre une baisse
Ce secteur affiche un volume d'échange annuel de 564 545 titres, soit 1,69% des transactions du marché. Bien qu'étant le titre le plus actif du secteur avec 541 558 titres négociés, l'action Sonatel enregistre une baisse annuelle de 25,71%, à 130 000 Fcfa. La Sonatel a versé, pour le compte de l'exercice 2007, un dividende net de 9 900 Fcfa par action, soit un rendement moyen annuel de 5,95% pour un PER de 8,06. Malgré ce repli du cours de la principale valeur de la BRVM, le secteur représente, grâce à l'action Sonatel, plus de la moitié (57,19%) de la valeur totale des échanges annuels du marché. Les deux autres titres du secteur, à savoir CIE CI et SODE CI, offrent, respectivement, des plus values annuelles intéressantes de 61,59%, à 21 815 Fcfa et 50,35%, à 14 960 Fcfa. Le secteur « Distribution » enregistre 293 300 titres négociés, soit 0,88% des échanges annuels du marché. Le secteur présente la plus forte hausse du marché à travers le titre SDA CI (Ex Peyrissac Ci) dont le cours passe de 54 515 Fcfa en fin 2007 à 120 250 Fcfa au 31 décembre 2008, soit une progression de 120,58%. Quant au secteur de l'« Industrie », il totalise 141 407 titres transigés, soit 0,42% des transactions annuelles du marché. UNIWAX CI affiche la plus forte hausse annuelle du secteur, soit plus du double (118,18%), à 24 000 Fcfa. Le PER de SIVOM CI s'établit à 25,38.

Les valeurs phares en 2008
Le titre, la Sonatel Sn reste la valeur phare de la Brvm malgré un recul annuel de son cours de 25,71%. En effet, l'action Sonatel représente, en fin 2008, 38,45% de la capitalisation boursière de l'ensemble des sociétés cotées à la Brvm. La valeur totale des échanges sur le titre (78,15 milliards de Fcfa) fait plus de la moitié (56,9%) de la valeur des transactions annuelles du marché (137,34 milliards de Fcfa). Pour rassurer les investisseurs, face à la baisse constatée sur le cours, le Groupe Sonatel a annoncé qu'il payera en 2009 (au titre de l'exercice 2008), un dividende net par action au moins égal à celui payé au titre de l'exercice 2007, soit 9 900 Fcfa. Etit (Ecobank) a été le titre le plus actif du marché totalisant 30 419 575 actions transigées, soit 91,23% du volume annuel du marché. Ce dynamisme doit être relativisé dans la mesure où la valeur des échanges annuels sur Etit (8,4 milliards de Fcfa) ne représente que 6,12% de la valeur des transactions annuelles du marché du fait de la faiblesse du cours de l'action (95 Fcfa en fin 2008). La capitalisation boursière d'Etit représente 19,03% de celle de la Brvm. Les différentes opérations conduites par le Groupe Etit ont rendu le titre plus liquide et plus attractif.

Cheikh Talibouya AÏDARA
Paru dans Le Matin du 28 février 2009

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# Posté le dimanche 01 mars 2009 16:04

INFORMATIONS FINANCIERES ET BOURSIERES

INFORMATIONS FINANCIERES ET BOURSIERES


Un programme de formation pour les journalistes africains

Le Fonds pour le climat d'investissement en Afrique (ICF) et la Fondation Thomson Reuters ont lancé depuis le 23 janvier le programme de formation de journalistes « le plus ambitieux d'Afrique ». Ce partenariat entre les deux structures est officiel depuis le vendredi dernier à Johannesburg.

Ce partenariat vise à offrir un programme de formation « inédit » aux journalistes d'affaires africains. D'après le communiqué parvenu à la rédaction, « ce programme s'efforcera d'améliorer la qualité du journalisme d'affaires, financier et boursier sur l'ensemble du continent ». L'objectif est de renforcer le degré de confiance suscité par les médias régionaux. Toujours selon le communiqué, « l'ICF et la Fondation Thomson Reuters sont convaincus qu'une meilleure analyse de l'actualité boursière et des affaires, conjuguée à une information plus opportune et plus exacte et à une plus grande culture d'impartialité journalistique, favorisera la demande populaire en matière de réforme du climat d'investissement ». Les organisations de médias sont invitées à proposer des candidats pour le programme d'introduction. Il se déroulera en français, en anglais et en portugais. Le premier séminaire d'introduction se tiendra à Nairobi, au Kenya, du 23 au 27 mars 2009, suivi par un second séminaire à Dakar, au Sénégal, du 20 au 24 avril 2009. Six séminaires d'introduction séparés seront ainsi au total organisés à l'échelle du continent. Ces différentes rencontres permettront de sélectionner un groupe de 20 journalistes, parmi les plus prometteurs, qui seront invités à suivre un stage de formation avancée d'une semaine, organisé à Londres, Paris ou Lisbonne, dans un haut lieu international d'excellence journalistique et des affaires. Prenant la parole, le représentant de l'ICF, Omari Issa dira: « Ce projet est important car il permettra d'une part de renforcer le degré de confiance suscité par les médias régionaux, en Afrique comme à l'étranger, et sensibilisera d'autre part les populations à l'importance d'une réforme du climat d'investissement pour l'avenir de l'Afrique. Nous sommes fermement convaincus que les reportages financiers et d'affaires doivent être réalisés « par l'Afrique pour l'Afrique ». A l'en croire, « ce projet est unique pour l'ICF car il nous permettra de travailler directement avec des acteurs qui exercent un impact vital sur la manière dont le climat d'investissement général est perçu en Afrique. Si nous parvenons à améliorer la véracité des reportages financiers, nous aurons fait un grand pas pour permettre au continent africain de convertir les améliorations enregistrées en progrès économique à grande échelle. Pour sa part, la représente de la Fondation Thomson Reuters, Monique Villa a d'abord magnifié le partenariat. A l'en croire, «la publication d'informations exactes et pertinentes en Afrique joue un rôle crucial pour le développement global du continent. En partageant les compétences et les principes journalistiques qui ont fait de Reuters l'agence de presse internationale la plus respectée au monde, ce projet aura de réelles implications à long terme pour les milieux d'affaires en Afrique. » Les formulaires de demande peuvent être téléchargés depuis les sites www.icfafrica.org et http://www.reuterslink.org et devront être soumis au plus tard le 20 février 2009. L'ICF prendra en charge l'ensemble des frais de formation et d'hébergement. Les billets d'avion et les indemnités des journalistes seront à la charge des organisations de médias. La Fondation Thomson Reuters sélectionnera les journalistes retenus. En ce qui concerne l'ICF, c'est un partenariat public-privé unique, passé entre le gouvernement et les entreprises. Il entend favoriser la création d'un environnement d'affaires plus attractif en Afrique afin de permettre à ce continent de s'affirmer comme un acteur global et un partenaire commercial à part entière. Quant à la Fondation Thomson Reuters, elle a été créée en 1982 pour venir en soutien aux journalistes des pays en développement. Elle appuie aujourd'hui un vaste éventail de causes et de projets de nature éducative, humanitaire et environnementale, dont des services de communication et d'information en ligne destinés aux organisations de secours et d'aide humanitaire ainsi qu'aux projets éducatifs et communautaires.

Cheikh Talibouya AIDARA
Paru dans le journal Le Matin du 26 janvier 2009
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# Posté le vendredi 20 février 2009 18:40