Rupture avec les anciens paradigmes
Dans une seconde phase, DP World s'est engagé à construire, à partir de 2011, le nouveau Terminal à Containers du Port du futur, d'un coût d'environ 200 milliards de FCFA. Tout ceci permettra de faire de Dakar un port de troisième génération et la meilleure porte d'entrée (« Gateway ») de l'Afrique de l'Ouest. Une position que lui disputent Abidjan, Accra, Cotonou et Lagos. D'après Moubarack Lô « c'est la rupture avec les anciens paradigmes qui ont maintenu pendant longtemps le pays dans un équilibre de faible croissance ». Ce qui serait synonyme de ruptures dans tous les domaines de la vie économique, politique, sociale et culturelle. Toujours dans le cadre de l'investissement arabe, le Sénégal a perdu l'investissement américain pour la réalisation de la Plate Forme du millénaire de Diamniadio parce qu'il a signé un accord global avec Jafza International, des Emirats Arabes Unis. Hier un autre communiqué de l'ambassade est parvenu dans les rédactions pour informer que le financement de l'Autoroute à péage via une réaffectation des ressources prévu dans le cadre du Millenium challenge account, n'est pas encore acquis. L'offre américaine «gratuite » qui est tombée à l'eau est estimée à plus de 450 milliards de francs Cfa. Cependant, il revient au Sénégal de faire les infrastructures qui s'élèvent à plus de 100 milliards de Fcfa. Toujours dans le cadre du partenariat arabe le Sénégal a accueilli au courant du mois de mai, l'homme le plus riche du Koweït. Al-Kharafi puisque c'est de lui qu'il s'agit a promis d'investir dans le pays de Buur Saloum. Faites une promenade sur la Corniche Ouest, vous verrez que complexe hôtelier Al-kharafi est déjà sorti de terre. A côté de ses investissements arabes nous assistons aussi à ceux de l'Inde et de l'Iran. Ces deux derniers ce sont déjà positionnés au Sénégal. Les héritiers de Gandhi ont construit une usine de montage de minibus Tata à Thiès (70km de Dakar). Ce qui est une première dans l'histoire du Sénégal. En novembre 2006, l'ex-Premier ministre Macky Sall a posé à Thiès la première pierre pour la construction d'une autre usine de montage de véhicules. Cette fois-ci, elle appartient à l'Iran d'Ahmédine Nadjaf. Pour la construction de la nouvelle capitale administrative à Loumpoul dans la région de Louga, les Etats arabes ont déjà donné leur accord de principe. Le montant de l'érection de ladite nouvelle cité est évalué à 30 milliards de dollars, soit 15.000 milliards de francs Cfa. Autant de projets une fois réalisés, peuvent aider notre pays à tourner cette page du sous-développement.

