Les conséquences d'un partenariat économique

Les conséquences d’un partenariat économique
« Les Etats n'ont pas d'amis, mais des intérêts » disait le général De Gaulle. A ses risques et périls, le Sénégal a fait son choix dans le cadre du partenariat économique. Il est libre de le faire parce qu'il est indépendant. En d'autre terme personne ne doit lui imposer une ligne de conduite. Aujourd'hui tous les indicateurs ont montré que le Sénégal a décidé de reléguer la coopération Nord-Sud en seconde position. Longtemps hostile au système de fonctionnement des institutions de Breton Woods, Me Wade, pour tirer son épingle du jeu du développement a préféré tendre la main à l'Asie tout en flirtant avec l'Occident. En 2004, lors de l'inauguration des nouveaux locaux de l'Ecole Sénégalo-Japonaise, il avait déclaré que : « Le Japon n'est pas sur la liste de ces pays qui nous font importer de la technologie obsolète ». Une façon de s'adresser indirectement à l'Europe de Chirac et aux Etats-Unis de Clinton. En réalité, si les quarante années de partenariat avec l'Occident n'ont pas développé le Sénégal, il est normal que ce dernier fasse un inventaire de ses relations et au-delà faire un nouveau choix. Mais il doit surtout assumer les conséquences et serrer la ceinture en attendant l'arrivée des jours meilleurs. C'est dans cette mouvance que les nouvelles relations avec les pays asiatiques s'inscrivent. Aujourd'hui l'investissement au Sénégal vient de l'Arabie Saoudite, du Koweït, de Dubaï, de l'Iran, de la Malaisie, de la Chine etc. Mais celui des arabes arrive en tête. Comme s'ils ont compris la volonté du Sénégal, les Etats pétroliers soumissionnent à tous les appels d'offres internationaux. Récemment Dubaï Ports World vient de gagner la gestion du terminal à conteneurs du Port Autonome de Dakar. Dp World a fini de faire ses preuves sur le plan international. Il est connu pour son expertise avérée dans le domaine et intervient dans plus de 22 pays dans le monde. Cette concession à la compagnie maritime émirate continue de soulever des vagues de protestations au Sénégal. Le groupe Bolloré estime avoir été mis à l'écart « injustement ». En effet, cette multinationale française est installée au Sénégal depuis 1926 et emploie quelque 1.200 personnes. La branche manutention au port représente plus de 40% du chiffre d'affaires du groupe au Sénégal. Il est aussi présent dans la logistique, le transit, le stockage, le tourisme, le courrier express et le déménagement. D'après certains, le dossier était même jusque sur la table de Nicolas Sarkozy, Président de la République de France pour faire revenir le Sénégal sur sa décision. Toute fois, un communiqué de la Présidence de République du Sénégal est venu démentir ladite information qui dévoilant que « Me Wade n'avait pas échangé avec le président français au sujet de M. Bolloré et l'appel d'offres portant sur le port du futur ». Le discours des autorités sénégalaises est simple : « C'est un problème purement administratif. Il y a eu un appel d'offres, ils ont participé et ils ont perdu. Et personne ne conteste la transparence de la décision ». A l'heure où les travailleurs du groupe Bolloré et les Français supplient les autorités sénégalaises, Moubarack Lô, économiste et consultant de son état magnifie ce choix du Sénégal. « DP World va investir, entre 2008 et 2010, près de 67 milliards de FCFA dans la modernisation des infrastructures et équipements du terminal à containers existant » a-t-il révélé avant d'ajouter, « ce qui permettra de doubler les capacités de traitement des containers du port de Dakar ».

Rupture avec les anciens paradigmes

Dans une seconde phase, DP World s'est engagé à construire, à partir de 2011, le nouveau Terminal à Containers du Port du futur, d'un coût d'environ 200 milliards de FCFA. Tout ceci permettra de faire de Dakar un port de troisième génération et la meilleure porte d'entrée (« Gateway ») de l'Afrique de l'Ouest. Une position que lui disputent Abidjan, Accra, Cotonou et Lagos. D'après Moubarack Lô « c'est la rupture avec les anciens paradigmes qui ont maintenu pendant longtemps le pays dans un équilibre de faible croissance ». Ce qui serait synonyme de ruptures dans tous les domaines de la vie économique, politique, sociale et culturelle. Toujours dans le cadre de l'investissement arabe, le Sénégal a perdu l'investissement américain pour la réalisation de la Plate Forme du millénaire de Diamniadio parce qu'il a signé un accord global avec Jafza International, des Emirats Arabes Unis. Hier un autre communiqué de l'ambassade est parvenu dans les rédactions pour informer que le financement de l'Autoroute à péage via une réaffectation des ressources prévu dans le cadre du Millenium challenge account, n'est pas encore acquis. L'offre américaine «gratuite » qui est tombée à l'eau est estimée à plus de 450 milliards de francs Cfa. Cependant, il revient au Sénégal de faire les infrastructures qui s'élèvent à plus de 100 milliards de Fcfa. Toujours dans le cadre du partenariat arabe le Sénégal a accueilli au courant du mois de mai, l'homme le plus riche du Koweït. Al-Kharafi puisque c'est de lui qu'il s'agit a promis d'investir dans le pays de Buur Saloum. Faites une promenade sur la Corniche Ouest, vous verrez que complexe hôtelier Al-kharafi est déjà sorti de terre. A côté de ses investissements arabes nous assistons aussi à ceux de l'Inde et de l'Iran. Ces deux derniers ce sont déjà positionnés au Sénégal. Les héritiers de Gandhi ont construit une usine de montage de minibus Tata à Thiès (70km de Dakar). Ce qui est une première dans l'histoire du Sénégal. En novembre 2006, l'ex-Premier ministre Macky Sall a posé à Thiès la première pierre pour la construction d'une autre usine de montage de véhicules. Cette fois-ci, elle appartient à l'Iran d'Ahmédine Nadjaf. Pour la construction de la nouvelle capitale administrative à Loumpoul dans la région de Louga, les Etats arabes ont déjà donné leur accord de principe. Le montant de l'érection de ladite nouvelle cité est évalué à 30 milliards de dollars, soit 15.000 milliards de francs Cfa. Autant de projets une fois réalisés, peuvent aider notre pays à tourner cette page du sous-développement.





# Posted on Wednesday, 08 August 2007 at 6:12 PM

Edited on Wednesday, 08 August 2007 at 6:25 PM

Voyage à Diama

Voyage à Diama
Diama ! Un village connu de tout le monde. Il se situe dans la région de Saint-Louis. Il doit sa réputation au barrage anti-sel qu'il abrite. Mardi 18 avril 2007, il est 7h du matin au barrage de Diama. Quelques agents sont trouvés sur les lieux. Les postes des services de Douanes et de la Gendarmerie sont fermés. Après les salamalecs et les présentations, les agents informent que leurs chefs hiérarchiques ne sont pas encore venus et exhortent les visiteurs d'attendre. Chose faite. Sur le pont routier qui traverse le fleuve Sénégal pour relier notre pays à la République Islamique de Mauritanie, neuf vannes du barrage se présentent aux visiteurs. L'eau coule sans arrêt. Interpellés, les travailleurs nous informent : « Les vannes sont à mi-ouvert afin d'évacuer l'eau ». Cette eau douce quitte le fleuve Sénégal pour se déverser dans l'Océan Atlantique à l'heure ou le Sénégal parle de Bassin de Rétention pour conserver les eaux pluviales. Ironie de sort vous me direz. Une information qui a surpris Mignane Diouf, le Coordonnateur du Réseaux Africain pour le Développement Intégré (Radi), Mignane Diouf. « Ce n'est pas possible » lance-t-il avant de poursuivre, « comment on peut évacuer l'eau alors qu'on en a besoin. Si j'explique ça aux Israéliens, ils ne vont pas me croire». Des poissons sont visibles entre les vannes. Et pour soulager leur faim, les oiseaux n'hésitent pas y entrer. Après trente minutes d'attentes, le Chef de Division Cheybani arrive. « Pas question d'interview, mais vous pouvez prendre des images » affirme-t-il. Vingt mininutes nous ont permis de prendre assez d'images pour lever l'encre. Cap chez les producteur de la Vallée. Il fait jour, des femmes habillées en « meulf » voilée, des enfants et des filles armés de seaux, de bassines et de bidons puisent de l'eau dans un petit fleuve qui traverse la route ralliant Saint-Louis à Diama. A distance, on aperçoit les locaux des Grands Domaines du Sénégal (Gdm). C'est un site de production sous serre. On y cultive des fruits et des légumes qui sont destinés à l'exportation. Des camions et des conteneurs attendent d'être chargés. « Les champs sont maintenant abandonnés par les paysans, ils viennent tous travailler ici » informe M. Diouf. Il poursuit, « ils gagnent entre 1.500Fcfa et 2.500Fcfa par jour. Et les superficies augmentent d'année en année ». Savoigne ! Une autre étape sur notre route. La présence de la société qui transforme les tomates ou Socas fait la célébrité de ce village. Comme dans les usines de la Sonacos de Ziguinchor ou Lyndiane de Kaolack, des dizaines de camions attendent leur tour pour décharger leur contenu. Vu le nombre de camions, il semblerait qu'il y a un arrêt de travail. « Les coupures de la Société nationale de l'électricité (Senelec), ont causé un arrêt de travail. C'est ce qui justifie la présence de ces camions » lance notre interlocuteur. Plus grave, il soutient qu'il y a une usine implantée à Thiaroye dans la banlieue dakaroise qui cause un tort aux producteurs. En quoi consiste-t-il ? « Les opérateurs de cette usine importe de la purée de tomate en Chine pour les mettre en boite. Si on laisse venir cette tomate, la Socas menace de ne plus acheter notre tomate» informe-t-il. Cette concurrence déloyale inquiète les producteurs de la vallée d'autant plus que c'est la Socas qui achète 70% de leur production. « Pourquoi ne pas venir s'installer dans la vallée et acheter nos tomates ? » s'interroge ce producteur avant d'ajouter, « la qualité de la production est tellement importante que la vallée peut accueillir deux usines. Notre production peut même satisfaire la demande sous-régionale. » On prend congé de Savoigne, sur cette route qui mène à Matam et à Rosso Sénégal, les producteurs sont présent à tout les niveaux. Dans les villages, ils présentent sur des tables leurs marchandises. Mbodiène est un village d'expérimentation de la rizipisciculture de la Fao. Des cuvettes dans lesquelles sont présents des poissons et des plants de riz sont encerclées de grilles. Il suffit qu'on verse du son de riz pour voir les poissons. Ce sont des carpes d'eaux douces. « Il y a 845 poissons dans cette parcelle qui fait 0,10 ha » révèle Abdou Mbodj agriculteur de son état. A l'en croire, « la rizipisciculture entre dans le cadre de la lutte contre la pauvreté ». Cependant, ils regrettent le manque de soutien de la part des autorités publiques. Cette eau de ces rizières sert à la fois à l'agriculture, à la consommation, à laver la vaisselle et à se laver. Pour preuve, des femmes et des enfants se lavent au bord de la route dans l'indifférence totale des passants. L'eau s'étend à perte de vue dans la zone du Wallo. Signe d'abondance et de prospérité. N'empêche les problèmes sont toujours là. On prend congé de Mbodiène en route pour d'autres villages. Soudain, on tombe sur une grande plaque où il est écrit Pont Gendarme. « C'est ici », informe notre guide du jour. Un groupe d'homme est de femmes est regroupé entre deux magasins. L'un sert à stocker le riz non traité et l'autre abrite deux machines décortiqueuses. Ce qui montre aux visiteurs que ces producteurs sont en phase de modernisation.

# Posted on Tuesday, 12 June 2007 at 7:02 PM

Edited on Wednesday, 08 August 2007 at 6:37 PM

La jeunesse se mobilise pour unir l'Afrique

La jeunesse se mobilise pour unir l'Afrique
« Eveil de conscience Panafricaine chez les jeunes et les femmes pour arriver à une autonomie de pensée (auto suffisance) de l'Afrique ». Tel est le thème de la grande conférence débats de l'Organisation des jeunesses panafricaines (Ojp). Organisée à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ladite rencontre a regroupé des associations de jeunes, de femmes, d'étudiants et élèves et a été un vrai cadre d'échanges.

« Je vais aider l'Afrique ». Ces propos de Nicola Sarkozy le jour de sa victoire n'a pas plus aux étudiants africains. Pour ces jeunes, ce n'est pas « l'autre qui va venir développer l'Afrique à leur part ». Ils soutiennent que les relations entre l'Afrique et les autres, ne doivent pas être des rapports d'aide. « Aujourd'hui, les rapports entre la France et le Sénégal doivent être ceux de travail et de partenariat » a martelé Assane Ndoye, membre de la Ojp. Ces assertions seront appuyées par un étudiant tchadien. Il déclare : « Il faut que les africains comprennent qu'ils ne doivent pas être des joueurs de second rang. Nous devons nous battre pour occuper la place qui nous appartient. Aujourd'hui nous avons la matière première et la matière grise. » Qu'est ce qui manque donc à l'Afrique ? « La conviction que seuls les africains peuvent sortir leur continent de l'ornière » a-t-il répondu. Zakaria Sambakhé et ses amis sont surs et certains que « l'heure n'est plus à des questions d'identité ou d'ethnie, mais elle se limite simplement à cette volonté d'accepter l'autre ». « L'autre », c'est le Burinabé, le Kényan, le Tchadien, le Camerounais, le Marocain, le Tanzanien, le Sénégalais, le Sud africain etc. En d'autre terme, « l'Afrique doit être au début et à la fin de tous les débats. Et au-delà, toutes les décisions doivent être prises par les africains pour les africains ». Une façon de mettre fin à cette dépendance de nos Etats dans le cadre des relations bilatérales, multilatérales ou de la France-Afrique. Pour l'atteinte de ses objectifs, l'Ojp a une stratégie qui s'appuie sur cette matière grise africaine qui foisonne dans les universités sénégalaise en particulier et du monde en général. « Nous lançons un appel à toutes les organisations de femmes, de jeunes, tous les acteurs et militants du panafricanisme, désirant apporter leurs contributions à l'intégration africaine » a formulé Ojp. L'objectif est de bâtir un mouvement panafricain fort, prompt à participer à tous les débats du monde pour défendre les intérêts de leur continent. Par ailleurs, mais toujours dans le cadre de la rencontre, des sujets tels que « L'intégration africaine comment et pourquoi ? », « L'apport des organisations féminines dans le développement du continent », « Quelle agriculture pour une sécurité alimentaire et un développement durable en Afrique ? », « La pauvreté, la faim, le Vih/Sida : une arme d'exploitation pour l'occident et frein pour le développement » étaient au centre des débats. Ces jeunes qui s'identifient à Thomas Sankara veulent tourner cette page sombre de leur continent. D'après Zakaria Sambakhé, « l'Afrique est confronté depuis plusieurs décennies à des difficultés liées à sa balkanisation, qui s'est traduite par la création de Micro Etats. Cette situation a entraîné par la suite, une dépendance économique, politique, sociale, et culturelle, vis-à-vis des pays occidentaux. Aujourd'hui, seuls les africains peuvent mettre fin à cette dépendance. » Invitée de la journée, la Directrice de la radio communautaire Manooré Fm de Dakar, Oumoul Kaltoum Sarr s'est prononcée sur les questions de genre. Selon Mme Sarr, « le développement de l'Afrique doit passer par les femmes qui sont des mères de familles et au-delà des actrices de développement ». Pour illustrer ses propos, elle prendra comme exemple la présidente du Libéria, Hélène Shirley Johnson. Cette sortie Oumoul Kaltoum Sarr n'a fait que sortir les divergences. « L'émancipation de la femme est un faux débat au Sénégal » a lancé un intervenant avant de poursuivre, « ce n'est plus le défi de l'Afrique. Il ne faut pas que les africains tombent dans le piége de l'Occident en faisant de cette question genre un problème panafricain. Luttons ensemble pour trouver des solutions pour une Afrique émergente dans un monde en perpétuelle concurrence. Aujourd'hui, du point de vue des valeurs et de l'éthique, nous sommes trop en avance par rapport aux pays occidentaux. Ces derniers visent à fragiliser nos structures familiales. Nous devons mettre en valeur, la compétence et non la question de parité. » Pour boucler la boucle, une étudiante dira : « La parité doit s'imposer au lieu d'être imposer ».

# Posted on Friday, 08 June 2007 at 7:36 PM

Les fruits amers d'une guerre

Les fruits amers d'une guerre
L'économie de la région naturelle de Casamance connaît de graves dysfonctionnements voire une crise majeure dans certaines de ses parties notamment au sud du fleuve Casamance. Le taux d'investissement a considérablement baissé ; l'insécurité détourne les opérateurs économiques de cette partie du Sénégal aux énormes potentiels de développement. L'agriculture qui était le secteur d'activité le plus important a été réduite à sa plus simple expression par la prolifération des champs de mines. Les champs d'arachide et les rizières de la basse Casamance ne sont, dans leur majorité, plus cultivés.

De peur de sauter sur une mine, les exploitants ont abandonné les plantations de Darsalam, de Sindian, de Djibonker, de Santhiaba Mandjak, et de Kaguit. Les agriculteurs se sont métamorphosés en pêcheurs. Les fleuves et les bolongs de la Casamance sont surexploités.
Les éleveurs ne sont guère mieux lotis. Les mines et les vols de bétails ont décimé le cheptel. "Le département de Ziguinchor ne compte pas plus de trois troupeaux", se désole l'inspecteur régional de l'élevage.

Le tourisme n'est pas épargné par deux décennies de conflit ; hôteliers et employés subissent les conséquences d'une baisse drastique des taux de remplissage des réceptifs. Les routes qui mènent à Enampor, Afignam, Koubalan, Kabrousse, Kafountine et Cap Skiring sont minées. Désemparées, les populations migrent massivement vers les centres urbains et les pays limitrophes. Cet exode déstructure le tissu socio-économique de la région.

Dans les familles, on partage la précarité qui s'accentue à mesure que l'on enregistre de nouvelles arrivées. Privée de sécurité et d'épanouissement, la Casamance a la nostalgie de la paix. Difficile à construire quand la volonté manque, la stabilité exige l'arrêt des hostilités, des négociations sincères entre l'Etat et le MFDC et le déminage de la région. L'urgence appelle une exécution diligente du programme de relance en Casamance (Psradesc) d'un montant de 67 milliards et dont le volet déminage se monte à 31,3 milliards fcfa. L'appropriation de la culture de la paix est le prix à payer pour restaurer la confiance des investisseurs et partenaires au développement afin d'asseoir les bases d'une renaissance économique durable.

# Posted on Wednesday, 06 June 2007 at 6:36 PM

Edited on Wednesday, 06 June 2007 at 6:50 PM