BRAS DE FER ETAT-JLS

BRAS DE FER ETAT-JLS

La CSA apporte son soutient à Bara Tall

Réuni en séance ordinaire le jeudi 18 juin 2009 à la Maison des Travailleurs Iba Ndiaye Diadji, le Secrétariat du Bureau Confédéral de la CSA, s'est prononcé sur la situation socio-économique nationale. Une occasion pour eux d'apporter leur soutien aux travailleurs de Jean Lefévre Sénégal (JLS).

Encore des alliés pour Bara Tall ! Dans le bras de fer qui l'oppose à l'Etat, la CSA déplore que le Sénégal, « cherche coûte que coûte à rayer de la liste l'entreprise JLS leader en matière de BTP ». Dans un communiqué parvenu à la rédaction, elle décrit cet acte comme « une aberration qui se situe aux antipodes du patriotisme ». La Confédération exprime son soutien et sa solidarité aux Travailleurs. Elle s'engage à « définir avec eux toutes formes de luttes et de stratégies pour la sauvegarde de leur outil de travail ».
S'inscrivant dans le même registre que l'ASCOSEN, la CSA invite les organisations de consommateurs à se mobiliser avec les centrales syndicales et se battre à côté de tous les acteurs pour défendre le pouvoir d'achat des Sénégalais. L'objectif est d'obtenir en particulier la baisse du prix du pain en conformité avec la chute des cours mondiaux de la farine.
Par ailleurs, elle dénonce la reprise des délestages intempestifs et la hausse annoncée des prix d'électricité. Pour parer à cette situation, elle demande une mise en synergie des actions des syndicats.
Quant au secteur de la santé, la CSA appelle le Gouvernement à « respecter ses engagements afin d'assurer une stabilité et une bonne fonctionnalité des hôpitaux et autres structures de santé ». Ailleurs, mais toujours dans la situation nationale, le Secrétariat se désole « du retard constaté dans la distribution des intrants et la faiblesse des quantités mises en place en ce qui concerne la campagne agricole ». A six mois de l'événement, la CSA déplore les lourdeurs et tergiversations qui marquent l'organisation du FESMAN. En effet, la non implication des acteurs culturels l'inquiète beaucoup. En ce qui concerne l'Appel au Dialogue lancé par le Chef de l'Etat, la CSA est partante. Cependant, elle attend de lui « le respect de son engagement à recevoir les Centrales Syndicales tous les semestres, et des instructions fermes au Gouvernement pour le strict respect des Accords signés avec les organisations syndicales ».

Fatoumata GASSAMA






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# Posté le lundi 22 juin 2009 17:42

FIN DE LA CRISE FINANCIERE MONDIALE



Les économistes parlent de 2010

Le monde va vers un nouveau cycle d'inflation. L'information est donnée par Willem Buiter, Professeur d'économie politique européenne à London School of Economics and Political Science en Angleterre. C'était lors d'une discussion de très haut niveau en vidéo-confèrence sur les questions économiques mondiales organisée hier par la Banque mondiale.

Malgré les nombreux plans de relances à travers le monde, la crise financière et économique persiste. Le bout tunnel est prévu pour 2010. Ce n'est pas Willem Buiter, Professeur d'économie politique européenne à London School of Economics and Political Science en Angleterre qui dira le contraire. A l'en croire « la crise financière et la récession qui la suit produisent un impact grave sur les économies. Il y a une chute de 6% de la croissance. Nous n'avons pas eu de stabilisateur et il y a eu un accroissement de la dette.» En d'autre terme, le système fait défaut par rapport à la dette conventionnelle. Et de révéler que « le caractère privé de la banque est terminé » avant de demander aux bonnes banques de « travailler sur l'actif ». Qu'est ce qu'une mauvaise banque ? « C'est une banque qui traîne ses passifs non sécurisés » répond Willem Buiter. Prenant la parole, le Vice-Président et Chef du réseau de la réduction de la pauvreté et de la gestion économique, Dany Lipziger a insisté sur la manière d'élaborer les politiques économiques. « Nous devons être beaucoup plus intelligent dans nos manières d'élaborer des politiques économiques. La crise va continuer jusqu'en 2010 » a-t-il révélé. Pendant cette période la situation sera difficile pour le fonctionnement des marchés. Les conséquences seront nombreuses pour les pays sous développés qui feront face à une accélération de la pauvreté. D'après Dany Lipziger, « les fonds mobilisés pour assister les pays sont insuffisants. Alors que les grandes économies continuent de lutter pour leur survie ». En terme d'investissements étrangers directs, il n'y a pas de perspectives. Ce qui a pousser Dany à exhorter les Gouvernements à rééquilibrer les politiques à travers une meilleure gouvernance. Car la grande majorité des populations ne doit pas être « négligée ». Toujours selon M. Lipziger, « je crois qu'à travers les changements, il faut vraiment assurer le contrôle tout en appuyant l'innovation. Il faut qu'il y ait un système d'alerte mis à la disposition des décideurs. Avoir des indicateurs automatiques qui leurs permettent de faire face à la crise ». L'objectif est de « renforcer » le système financier. Pour l'atteindre, il a plaidé pour « une combinaison des solutions ». Et une partie des solutions est de « fournir des liquidités ». Les Banques centrales doivent mettre des moyens pour avoir des liquidités.

Règlementation des orientations macro-économiques

« Il faut des stratégies et ce ne sont pas des stratégies simples. Il nous faut continuer à discuter pour faire face à cette crise. Les politiques monétaires peuvent nous aider » a-t-il expliqué. Pour ce faire, il a demandé « une amélioration des motivations pour les réussites de gestion de risque ». Jaime Caruana quant à lui, est le Directeur général de la Banque des règlements internationaux de Suisse. A l'en croire, « c'est une crise qui requiert beaucoup d'ajustements et le processus de reprise sera lent ». Les raisons découlent de l'échec des marchés dans l'industrie financière dans un environnement macro économique non favorable. Selon Jaime Caruana, « en temps de crise, il y a beaucoup d'incertitudes ». La solution est de réglementer pour procéder aux ajustements. « Il faut trouver un juste milieu et éviter un excès de réglementations » a-t-il informé. Il poursuit, « nous devons mener la dernière bataille. Il y aura sans nul doute un nouveau boom qui va aiguiser des appétits. C'est dans cette période faste, quand les risques seront minimisés qu'on pourra trouver des solutions pour éviter que ces genres de situations ne se reproduisent plus et que le système financier puisse se présenter d'une manière différente. Les institutions financières doivent travailler ensemble pour arriver à bout de la crise. La règlementation doit être assister par de bonnes orientations macro-économiques. » La seule femme de la conférence, en l'occurrence, Carmen Reinhart, professeur d'économie à l'Université de Maryland aux Etats-Unis dira : « Certains pays ont financé le déficit budgétaire, d'autres pays ont connu ces problèmes car la dette n'était pas considérée comme un élément à risque. La dette privée s'est accentuée et cela a eu des effets sur les finances publiques. Sans être mélodrame, je peux dire que les choses pourraient s'empirer ».

Cheikh Talibouya AÏDARA
Paru dans Le Matin du 29 avril 2009
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# Posté le mardi 28 avril 2009 17:06

EXPOSITION A L'INSTITUT LEOPOLD S. SENGHOR

EXPOSITION A L’INSTITUT LEOPOLD S. SENGHOR


Clin d'½il sur les vertus du lait local

« Mon lait, je l'aime local : produits et savoir-faire laitiers en Afrique de l'Ouest ». C'est le thème de l'exposition itinérante 2009 qui prend fin cette semaine dans le jardin de l'Institut Français Léopold Sédar Senghor de Dakar.

Faites un tour à l'Institut Français Léopold Sédar Senghor de Dakar, vous ne le regrettez pas. C'est tout le savoir-faire de nos pasteurs qui est exposé. Des zébus à l'abreuvoir, bouillie mil-lait caillé, fromage de Sédhiou, troupeau Ferlo, vendeuse de lait à Dakar, berger peul, bol de lait frais, tabouret de traite, calebasse, agitateur... Rien n'est laissé au hasard. L'objectif n'est autre que de montrer au public ce riche patrimoine économique, alimentaire et nutritif de l'Afrique. Le lait est source de nombreux produits et donne lieu à d'abondantes recettes culinaires en Afrique de l'Ouest. « On le consomme sous forme de lait frais, de lait caillé, de crème de beurre, d'huile de beurre, de boissons lactées, de bouillies, ou de couscous » informe le livret de l'exposition itinérante 2009. Avec ses 50 millions de têtes de bétail, l'Afrique de l'Ouest n'a pas besoin d'une production extérieure. Hélas ! Elle importe plus de 50% de la consommation laitière pour satisfaire la demande locale. Les raisons ? Manque de volonté politique et d'investisseurs de conviction. Le lait local est aussi victime d'une forte concurrence. D'après le guide l'exposition, « entre 1994 et 2004, les importations laitières en Afrique de l'Ouest ont triplé ». « Dans ce contexte, les cultures laitières sont-elles menacées ? Les nouvelles générations sauront-elles être sensibles au richesses nutritives du lait local ? Les entreprises laitières rurales sont-elles en mesure de valoriser le lait de collecte par des produits de qualité ? » Autant de questions qui inquiètent les professionnels et les instituts de recherche. « Mon lait, je l'aime local » vise, à travers des résultats de recherches récentes, à faire connaître la diversité des produits et des savoir-faire laitiers ouest-africains. L'exposition a vu la participation l'Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), le Centre de coopération internationale en recherches agronomiques pour le développement (Cirad) et les Professionnels du développement solidaire (Gret). A ces derniers s'ajoutent, le Réseau de recherche et d'échanges sur les politiques laitières en Afrique de l'Ouest et Centre (Repol), la Fédération nationale des acteurs de la filière lait local au Sénégal (Fenafils) et l'Agence Imédia, Communication et multimédia. A travers cette exposition - où la parole a été donnée aux producteurs, aux artistes, aux sportifs – l'objectif recherché est de donner au lait local sa place d'antan. Comment ? En incitant les Africains à développer l'industrie locale. Des professionnels comme le Pdg de la Laiterie du Berger, Bagoré Bathily, le couple M. et Mme Fall, propriétaires de la laiteries « Le Fermier » et des anonymes ont apporté leurs touches à ladite vitrine. Ils ne sont pas seuls, il y a aussi les artistes comme Awadi, Mokobé ; le sportif, Gris-Bordeaux ; le mannequin, Ndeye Ndack et la journaliste, Juliette Ba.

Cheikh Talibouya AÏDARA
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# Posté le lundi 13 avril 2009 13:58

MALGRE LES NOMBREUX PLANS DE RELANCE

MALGRE LES NOMBREUX PLANS DE RELANCE


Le monde vers un risque énorme d'inflation

Les mesures adoptées aux Etats-Unis et dans le monde pour lutter contre la récession risquent de favoriser le retour de l'inflation et alimentent déjà un rebond des matières premières et du pétrole. Les analystes tirent déjà la sonnette d'alarme.

800 milliards de dollars ! C'est la somme décaissée par l'équipe Obama pour atténuer la crise. Selon les analystes, ces mesures, combinées aux plans de relance adoptés partout dans le monde et aux baisses des taux d'intérêt des banques centrales, vont probablement doper les prix des matières premières sur le long terme. Ce qui pourrait se traduire par une hausse des prix pour le consommateur et à la production. D'après le président de Cameron Hanover à New Canaan, Peter Beutel « si tous ces éléments devaient se maintenir en gardant la même trajectoire, il y aura une demande accrue pour les matières premières et beaucoup plus d'argent disponible pour acheter la même quantité de biens et ceci est inflationniste ». Les conséquences risquent d'être lourdes. En effet, les cours du pétrole, qui ont dégringolé sous l'effet du recul de la demande depuis le record de 147 dollars le baril en juillet à environ 50 dollars, pourraient repartir à la hausse si les plans de relance réussissent à augmenter la consommation de biens industriels et à accroître la liquidité sur les marchés. « Il ne fait aucun doute au moment où une vaste relance atteint l'économie, où une partie du marché du crédit se dégèle, où les flux de capitaux circulent à nouveau, qu'à ce stade, nous entrons dans un nouveau cycle économique qui va bénéficier à la demande dans l'industrie et qui va être le véritable moteur », souligne Eric Kalamaras, directeur des recherches sur l'énergie à Wachovia Securities à Charlotte en Caroline du Nord. Faut-il préciser que le cours du cuivre a déjà progressé de plus de 30% depuis le début de l'année. Et pourtant, il avait chuté de 60% durant les six mois précédents. Les analystes s'attendent à ce que ce rallye se poursuive au deuxième trimestre si les marchés d'actions conservent leur optimisme et si la Chine, premier consommateur mondial de métaux, maintient son niveau élevé de commandes.

Augmentation de l'offre d'argent

En ce qui concerne « les produits alimentaires, qui avaient atteint des prix records l'an dernier, ils pourraient repartir à la hausse avec l'inflation », informe Shawn Hackett, stratège matières premières en Floride. Toujours selon Hackett « c'est le moment de vérité, lorsque le pouvoir déflationniste de la destruction de la demande rend les armes face au pouvoir inflationniste de l'ensemble de l'argent injecté ». La hausse de la demande en Chine et dans les pays émergents a alimenté pendant six ans un rallye des matières premières et du pétrole, propulsés à des niveaux records juste avant que la crise n'éclate. La hausse des prix a également été favorisée par les baisses de taux d'intérêt de la Réserve fédérale à partir de la deuxième moitié de 2007. Elle rachète par ailleurs des obligations souveraines, ce qui revient à faire marcher la planche à billets. « Cette augmentation de l'offre d'argent disponible risque de favoriser une hausse de l'inflation », dévoilent les analystes. Certains spécialistes mettent toutefois en avant la faiblesse des fondamentaux du secteur de l'énergie comme « la demande toujours en berne et l'importance des stocks qui devraient continuer de tirer les prix vers le bas ». Pour Edward Morse, économiste en chef à LCM Commodities : « Je pense que les anticipations par le marché de ces risques inflationnistes ont été exagérées et se sont télescopées un peu trop vite avec le présent ». Et d'ajouter, « il est certain qu'il existe des préoccupations sur les implications en terme d'inflation de ce qui a été fait, ce qui est inévitablement le cas lorsque vous faites marcher la planche à billets ».

Cheikh T. AÏDARA



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# Posté le jeudi 09 avril 2009 12:37

SENEGAL


Regard sur... Un grand pays, une grande démocratie

Les grands moments de l'histoire d'un peuple sont toujours marqués par de grands événements. De grands événements qui ébranlent les incrédules, déstabilisent les citoyens faiblement ancrés dans l'idée de nation et de concitoyenneté, poussent ceux qui n'ont qu'une faible lecture de l'idée de démocratie qui est mouvement et celle de nation qui est éternité à se vêtir hâtivement de l'illusion d'une victoire et croire, désormais, que c'est la fin du monde et que le monde qui arrive est le leur. La nation se conjugue dans la durée. Elle repose sur des vertus cardinales dont la moindre n'est plus cet admirable mouvement de va et vient qui s'inscrit dans la durée, se lit comme une symphonie musicale au travers les lignes d'une portée fine et belle, toujours émouvante, toujours bruissante de mélodies dont le souffle et le support puissant s'appelle Patrie et Démocratie. Souvenez-vous de ce symbole historique toujours vivant de patriotisme et de Démocratie qu'a été et que demeure toujours Winston Churchill.
Alors que l'Angleterre, seule sur son île était l'unique nation debout face à une Allemagne nazie triomphante, ce citoyen de la vieille Angleterre que n'avait ébranlé, en 1940, ni les défaites, ni les vicissitudes du moment, disait à son peuple souffrant pour appuyer et soutenir sa résistance : « Je ne vous demande que vos sueurs, que vos larmes et que votre sang » ! Quelle foi en la nation, en la Démocratie.
Un moment n'est donc pas l'histoire, encore moins la fin de l'histoire, mais il ne peut être exclu de l'histoire en ce sens qu'il contient le message d'un peuple. Ceux qui, en ce 22 mars 2009, ont été ébranlés par leurs défaites à Dakar, à Saint-Louis, à Thiès, à Diourbel et à Kaolack ont le devoir de relire l'histoire et de s'en inspirer.
Les certitudes de quelques autres Sénégalais qui se croient désormais les maîtres du Temple au point de réclamer d'autres élections et la dissolution, pour renouvellement immédiat, des institutions de la République aussi. Ils sont en train de se fourvoyer dans l'illusion et les mirages des certitudes hautaines.
Leurs joies du moment ne sont certes pas surfaites. Ils ont joué une partie et l'ont gagnée, en ce sens que prendre Dakar, la capitale, face à un pouvoir en place depuis neuf ans, est déjà une victoire. Mais elle n'est pas la fin de l'histoire. Elle est la confirmation de la solidarité des fibres morales qui fondent un grand peuple, des pratiques et vertus politiques qui articulent la marche d'un grand pays ; elle est surtout la religion autour de laquelle s'articule et vibre, pour l'éternité, une grande nation.
C'est le sens qu'il faut donner aux félicitations que le chef de l'Etat s'est empressé d'adresser aux partis et coalitions de partis qui ont brisé la monotonie d'une marche en avant et secoué le baobab ; c'est l'idée maîtresse du citoyen Wade, disant à ses concitoyens dans son message à la nation, « je vous ai compris ». C'est la preuve de l'utilité de la marche économique tant décriée et, pourquoi ne pas l'avouer, sa justification politique a posteriori. L'½il du Maître oblige !
C'est dire que dans cette épreuve du 22 mars, le seul vainqueur, c'est la Démocratie sénégalaise. C'est l'élan, toujours plus fort, des citoyens vers l'union autour des grands idéaux de liberté, d'égalité et de quête toujours renouvelée de progrès scientifique et technique pour un Sénégal toujours plus grand, toujours plus beau, toujours plus développé au sein d'une Afrique qui est acculée à l'unité, malgré les obstacles et les freins que sont les ethnocentrismes, les conflits de religion et les intolérances qui sont la marque singulière d'un déficit de démocratie.

Bara DIOUF Le Soleil : Mercredi 8 Avr 2009
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# Posté le mercredi 08 avril 2009 06:25